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DOSSIER SUR HARRY-GREGSON-WILLIAMS
Comme je n’ai jamais vraiment écouté une musique de film ni ne suis sorti pour en acheter une (et je ne crois pas que je le fasse un jour), je suis constamment surpris que les gens soient intéressés par ma musique hors du film. Parfois je me plains que beaucoup de musique n’aient aucun sens sans les images.
"(Harry Gregson-Williams)"

Britannique d'origine, Harry Gregson-Williams impose de 1994 à 1998 une marque certaine dans la direction de choeur et d'orchestre des musiques de Hans Zimmer. Redevable d'un apprentissage long et obscur au sein du studio Médiaventures, sa carrière de compositeur débute véritablement par la co-composition de Muppets Treasure Island.
S'installant définitivemet aux Etats-Unis, les projets s'enchaînent rapidement sous la coupe d'un Zimmer alors peu avare en collaborations multiples et variées. Cependant, ses travaux se résuments à de la musique additionnelle qui pour importante qu'elle soit dans le film ne forme pourtant pas une carte de visite attrayante. Il faut attendre The Whole Wide World et et Smilla's Sense Of Snow pour enfin toucher du doigt ses potentialités à composer une musique qui ne patisse pas de la co-présence d'un nom plus illustre que le sien. Car si pour des raisons commerciales Gregson-Williams et Zimmer sont deux noms aposés côte à côte sur l'affiche des films, le contenu ne trompe en rien l'originalité de la composition.
Continuant en parallèle sa carrière de chef d'orchestre et orchestrateur pour les studios Médiaventures, Harry Gregson-Williams impose sa voix et ses idées sur des projets variés, allant de la comédie pour enfants (The Borrowers) au film d'action et suspense (The Replacement Killer, Lier).
Indéniablement influencé par les multiples outils technologiques du studio, ses compositions n'en restent pas moins libres de toute influence lorsqu'il s'agit de composer des mélodies. Si certains anciens musiciens comme Mark Mancina et Nick Glennie-Smith avaient peu à peu désserrée l'emprise qu'avait sur eux le "monstre" Médiaventures en délocalisant leur studio, Harry Gregson-Williams persiste pourtant dans la voie qu'il s'était tracée dès le début en acceptant d'incorporer le mouvement initié par Zimmer et Rifkin. Les résultats ne se font pas attendre. Le Block-buster "Armageddon" (1998) et "Enemy Of The State" (1998) livrent des partitions qui bien qu'étant co-composées avec Trevor Rabin (ex-Yes) contiennent des moments intéressants. L'été 2000 le voit dans l'impossibilité d'achever Spy Kids pour raisons médicales.
Son travail reste dans l'ombre jusqu'à la période faste des films d'animation Dreamworks.
Tandis que The Lion King avait déjà permis lui avait déjà permis de faire ses premiers pas dans le domaine en orchestrant et arrangeant la partition de Hans Zimmer, Antz change la donne. Il ne s'agit plus d'être derrière mais à l'avant-scène en un duo qui n'est plus théorique ni cloisonnant mais dynamique.
Durant plus de quatre années, le quotidien d'Harry Gregson-Williams allait être conjugué avec celui de John Powell. Leur relation entretenue pour Antz opère à merveille dans un dessin-animé résolument plus mature que les dernières oeuvres Disney même si l'on perçoit tout de même les écueils d'une approche encore à ses balbutiements.
Ce n'est que durant l'année 2001 que le duo instauré précédemment se lance totalement dans la bataille avec Chiken Run et Shrek. Auréolé d'une première participation au genre, Harry Gregson-Williams retrouve dans Shrek son complice de Médiaventures John Powell tout droit échappé de The Road To El Dorado, précédente production Dreamworks. Au début du projet, Tous deux comptabilisent donc deux participations à des films d'animation. Bien rodé, le duo participe en plein au succès commercial de la merveille de Nick Park connu pour Wallace et Grohmit en insufflant aux poules et poulets le brin de vie qu'il leur manquait.
L'offensive de Dreamworks envers Disney sur son propre domaine de prédilection ne faisait que commencer. La riposte parodique contenue dans Shrek résume à elle seule le contenu d'un film ne se prenant pas au sérieux. Le duo reconstitué dans la foulé de Chiken Run oeuvre là en symbiose totale et livre une partition enlevée et aboutie. Depuis ses premiers pas, la carrière de Gregson Williams s'est étoffée au travers des variations successives de ses projets. Les films d'action de ses débuts n'ont plus sa préférence. Travaillant à contre-courant de ses aspirations légitimes, ses deux derniers projets pour atypiques qu'ils soient ne récoltent pas l'approbation du compositeur. Malgré les appels du pied des production hollywoodiennes, Metal Gear Solid II et Spy Game sonnent le glas pour qui espérait voir en Harry la relève musicale des films d'action à venir. Plus d'émotions et de passions sont appelés de ses voeux.
Prenant résolument un nouveau tournant dans sa carrière, Harry Gregson-Williams a depuis travaillé sur "So many Worlds", édition musicale d'un DVD audio édité par le label "Immergeant" et termine en ce moment ses compositions pour "Passionanda" ou il retrouve à l'occasion le réalisateur Dan Ireland qui l'avait fait débuter dans The Whole Wide World.

Si vous voulez en savoir plus, voici une liste des travaux aux quels Harry Gregson-Williams a travaillé de prés ou de loin :
- Chicken Run
- The Tigger Movie
- Whatever Happened to Harold Smith
- Light it Up
- The Magic of Marciano
- Swing Vote
- King of the Jungle
- The Match
- The Prince Of Egypt
- Enemy of the State
- ANTZ « Fourmiz »
- Armageddon
- The Replacement Killers
- The Borrowers
- Deceiver
- Smilla's Sense of Snow
- The Whole Wide World
- Muppet Treasure Island
- The Rock
- Broken Arrow
- The Fan
- Full Body Massage
- White Angel
- Hotel Paradise
- The Lion King
- Crimson Tide
- Two Deaths
- Metal Gear Solid 2
Voici la bande originale du metal gear solid1 D'ailleurs elle est téléchargeable sur le site
- Metal Gear Solid : Sons Of Liberty : Original Game Soundtrack. (2002 Konami).
- 01 : -Metal Gear Solid- Main Theme
- 02 : Opening Infiltration
- 03 : Russian Soldiers From Kasatka
- 04 : Olga Gurlukovich
- 05 : Metal Gear
- 06 : Revolver Ocelot
- 07 : Ray Escapes
- 08 : Can’t Say Good Bye To Yesterday (Piano Version)
- 09 : Big Shell
- 10 : Fortune
- 11 : Kill Me Now !
- 12 : Vamp
- 13 : World Needs Only One Big Boss !
- 14 : It’s The Harrier !
- 15 : Arsenal Is Going To Take Off !
- 16 : Who Am I Really-
- 17 : Can’t Say Good Bye To Yesterday (Full Version)
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